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L'enfant intérieur et ses parties fragmentées en thérapie
Samedi 12 & Dimanche 13 septembre 2026 / Samedi 10 & Dimanche 11 octobre 2026
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Pourquoi cette formation ?
On ne pourra jamais changer le passé et ce que l’on a subi mais la blessure laissé en nous, oui
Dans toutes les interactions et encore plus dans les relations que vivent les personnes travaillant dans l’accompagnement à la personne, la question de l’enfant intérieur est toujours là. Elle prend des formes multiples.
Pour un individu en général, dans toutes nos interactions, il se manifeste quand je me sens abandonné quand on ne me répond pas tout de suite, jalouse quand l’autre dit bonjour à quelqu’un, quand je n’arrive jamais à dire non alors que l’autre abuse de moi. C’est pareil pour le médecin qui doit affronter le refus de traitement de son patient ou pour l’addictologue qui voit son patient récidiver, pour le psychothérapeute qui voit la personne de nouveau s’engouffrer dans la mauvaise voie, pour toute personne qui ressent comme 2 « Moi » qui s’opposent à l’intérieur d’elle.
Survivre à l’insupportable : les 5 mécanismes de survie que chacun met en place sont des tentatives d’échapper à la douleur à un moment de notre vie, quand on a été maltraité et qu’on était seul pour se défendre.
L’enfant intérieur, c’est la petite fille ou le petit garçon qui prend toute la place dans sa vie d’adulte, Ici et Maintenant quand un trigger, un déclencheur, une ambiance, vient lui rappeler ce qui l’a vécu de traumatique. C’est l’enfant qui a été abusé sexuellement, violenté, négligé et qui a appris non pas à vivre mais à survivre.
J’entends crier mes enfants qui se disputent comme des enfants et je leur hurle dessus car quand j’étais enfants, j’étais frappé si je criais. Comme cela peut arriver à tout enfant Ce que cela me fait revivre, est que le prochain sur la liste sera moi. Je vais me faire battre. Puis, je vais avoir honte d’avoir hurlé sur mes enfants. Là, c’est l’adulte qui reprend le pouvoir.
Il existe 5 mécanismes de survie pour supporter l’insupportable et que l’on met en place enfant : la colère, la fuite (où l’on trouve les addictions et les TCA) en font partie.
La blessure du traumatisme n’est pas le traumatisme mais les conséquences psychologiques et corporelles
L’enfant intérieur est une métaphore psychique pour aborder le vécu enfantin qui n’est pas seulement une mémoire mais aussi une manière d’appréhender le monde, un ressenti émotionnel et sensitif, une intuition, un langage symbolique et imaginaire.
Moins visible et s’effaçant derrière le fonctionnement adulte, le « Moi enfantin » demeure présent en chacun de nous et s’exprime de manière impulsive.
En effet, quand nos réactions sont démesurées, dérégulées, c’est que l’enfant intérieur fait des siennes. Il sera pour certains, plus reconnaissable quand on sera dans une forte dérégulation.
En effet, si je « pète un câble », il est plus simple de voir cette dérégulation que si je ne dis rien.
C’est l’empreinte émotionnelle qui se manifeste en moi et qui ressurgit.
Le traumatisme c’est le fait d’avoir été violé, battu, violenté psychologiquement et, ou physiquement, négligé, abandonné, tyrannisé, maintenu dans la peur, témoin de violence sur un de ses parents, pas protégé, …
La blessure, c’est la dérégulation émotionnelle ou le fait que je me coupe de mes émotions aujourd’hui, Adulte.
C’est le fait de ressentir de l’abandon quand mon partenaire amoureux me répond 1H après mon appel et me fait penser qu’il m’abandonne ou s’éloigne de moi, alors qu’il était en réunion.
La dérégulation n’est pas de ressentir de la colère mais l’intensité qu’elle prendra : je suis en colère et je peux hausser le ton ou je suis dans une rage folle au point de ne pas me contenir et je casse tout.
Imaginez-vous également cette réaction non pas dans une relation thérapeutique, mais dans une relation de couple, de travail, d’amitié. Il se passe quelque chose qui vous active et la réaction est dérégulée, disproportionnée. Une rupture, une démission, une brouille avec un ami, quand ce dont il s’agit est un désaccord banal, une erreur minime dans la réalité des faits, est une réaction de l’enfant intérieur.
Les mécanismes de défense, de survie ont utile à un moment donné mais plus maintenant. C’est devenue une prison qui nous enferme aujourd’hui.
Se couper de ses émotions, ne rien dire parle tout autant des blessures.
Je peux également me renfermer face à une situation et ne pas comprendre pourquoi, dans l’incapacité de mettre de mots sur cette réaction car tout ceci est rarement conscient.
Ce sont des exemples de manifestations de notre enfant intérieur.
Des types d’attachement et type d’estime de soi résultent de ces traumatismes.
Une des difficultés est que le vécu enfantin ne se présente pas sous la forme d’une simple mémoire de ce qui s’est passé et le plus souvent, pas de manière narrative.
Il va se manifester à travers des manières de voir le monde et ce qu’il ressent, des types de comportements automatiques.
Aujourd’hui, grâce à l’apport des neurosciences et de la neurobiologie, nous savons que lors d’un traumatisme, celui-ci a des conséquences sur le corps, le cerveau et le système nerveux.
C’est là que se retrouvent les carences de nos parents, les croyances, les souffrances, les injustices, peurs, rages qu’on a vécues et qui se traduisent par des comportements, des émotions ou pas.
Rectifier les déficiences éducatives dont on a souffert, s’offrir les meilleures nourritures affectives et relationnelles, faire la paix avec soi, avec son passé et vivre une existence plus riche, plus sereine et joyeuse est très difficile. Cela nécessite une pleine conscience.
La réparation n’est possible que par la curiosité et la compassion envers soi-même
La thérapie ou le travail sur soi est là pour amener la personne à prendre en charge cet enfant intérieur et ses manifestations automatiques. Mais on sait aujourd’hui qu’un des passages obligés est la compassion.
Comment guérir quelque chose si on ne sait pas qu’on a une blessure ou qu’on lutte contre ? Comment être meilleur si je ne me dis pas que j’ai quelque chose à améliorer ?
Je dis toujours à mes patients quand ils me demandent comment on fait pour aller mieux au bout de la 2eme séance est qu’ils ne savent pas encore précisément ce qui ne va pas bien. Ils savent qu’ils ont mal mais pas encore où précisément. Alors, où dois-je vous opérer ? Voulez-vous que je vous ouvre le corps en grand ou êtes-vous prêt à patienter le temps que l’on trouve où précisément vous avez mal ?
Par contre, je sais que le temps d’attente est douloureux. Je suis là pour vous aider à soulager la douleur.
Pour arriver à cette étape de réparation, une des plus grandes résistances est le manque de compassion. La plupart du temps, on lutte contre et on ne se bat pas pour.
Nous devons tous faire face aux symptômes paradoxaux des individus c’est-à-dire le désir d’être gentil et plein de compassion envers les autres d’un côté, tout en déployant une colère immense, colère accompagnée de pulsions violentes de l’autre.
La plupart du temps, vous vous dites « mais mon de dieu, pourquoi j’ai agi comme ça ? Je suis nul ».
Et s’en est une autre que de se dire : Mais pourquoi j’ai agi comme cela ? Qu’est-ce qui s’est passé pour moi à ce moment-là ? » avec une voix douce.
En ne comprenant pas que vous soyez un thérapeute ou un particulier que tel comportement n’est pas simplement un transfert ou une résistance, nous passons à côté du fait qu’il s’agit d’une réactivation au sein du monde intérieur de notre patient déclenché réactivant ainsi un traumatisme du passé.
Sans paradigme explicatif qui donne un sens à ces contradictions, il n’y a aucun moyen de savoir que ces sensations intenses et ces perceptions déformées sont en fait des preuves de ce que l’on appelle la fragmentation, différents « Moi » qui agissent, différents mécanismes de survie qui se mobilisent, des réflexes comportementaux qui sont là depuis des années.
Au lieu de commencer systématiquement par explorer le passé à travers les expériences difficiles et bouleversantes, nous allons vous encourager à développer la curiosité et l’intérêt de la personne qui consiste à ressentir les états, les parties, les pensées et les réponses corporelles des manifestations de son enfant intérieur qui a plusieurs parties.
Les ressentis émotionnels et corporels de compassion, de bienveillance, vont aider à apaiser et à guérir les blessures traumatiques et d’attachement. Il n’est pas forcément nécessaire pour le patient d’avoir des souvenirs narratifs détaillés de l’expérience traumatique. Il est seulement nécessaire pour lui d’avoir un ressenti de ce que la partie enfant a dû traverser.
Ressentir de l’empathie pour chaque partie en détresse, sans oublier le fait que l’individu est un adulte avec des capacités fonctionnelles, est une capacité mentale qui a souvent besoin d’être développée avant de devenir une seconde nature.
La puissance du groupe
Travailler en groupe est une force extraordinaire. Toutes les études vont dans ce sens.
Le groupe le plus connu s’appelle les Alcooliques Anonymes (AA). Ils ont été créé par 2 hommes qui étaient alcooliques, un agent de change et un chirurgien. Avant de se rencontrer, ils avaient été aidé par le Groupe d’Oxford, promouvant des valeurs spirituelles universelles et dont l’essentiel de ces membres n’étaient pas alcooliques. Si Bill avait réussi à devenir abstinent, le Dr Bob avait fait des rechutes. Ce n’est que lorsqu’il a rencontré Bill qu’il a réussi. Le fait de voir un homme comme lui, alcoolique réussir lui vait permis de ses sentir vu, compris et soutenu d’une toute autre manière.
Ce fut la naissance des AA. Une rencontre et un soutien de personnes vivant les mêmes choses.
Le groupe permet d’intensifier la connexion avec soi-même via les Autres. On sait qu’on a plus d’empathie pour les autres que pour soi-même. Chaque membre du groupe va être le miroir de soi, de ce que j’arrive à faire comme lui, mais aussi de ce que je n’arrive pas à faire mais qui devient possible à travers l’autre. Il permet aussi d’expérimenter en direct la peine que l’autre me fait quand il se juge durement. C’est le miroir de cette même dureté avec laquelle je me juge.
Vivre une expérience authentique, profonde dans un cadre sécurisé est ce qui se passera dans cette aventure humaine de 2 jours.
La connexion sécure à soi et aux autres car c’est celle que tout être humain recherche, que ce soit en amour (amitié, couple, famille, parental, professionnel) est un apprentissage qui va vous être enseigné.
L’erreur la plus fréquente que j’ai vue est d’effectuer ce travail Seul. Beaucoup ont été dépassé, submergé. Car traumatisme rime avec solitude. Quand j’ai vécu mes traumatismes, j’étais Seul. Il n’y avait personne pour me réguler, pour me défendre contre les brutalités, les négligences.
L’accueil émotionnel : pour un véritable accueil de sa souffrance
L’autre erreur et c’est ce que vous n’allez pas vivre, est qu’à aucun moment on ne vous dira quoi faire. Systématiquement, les personnes vous donnent des conseils. Alors, que ce qui compte, c’est d’être entendu, vu dans votre souffrance.
Quand vous dites quoi faire à quelqu’un qui souffre, c’est que vous n’entendez rien. Anne-Dauphine Julliand a perdu 3 de ses 4 enfants, 2 d’une maladie incurable et un mort par suicide. Un jour, quelqu’un lui dit « allez, viens on va boire une bière ! Elle raconte très bien ce qu’elle a ressenti. À ce moment précis, ce n’est pas d’une bière dont elle avait envie. Elle était simplement dans sa peine. Elle est allée boire une bière plus tard. Ce dont elle avait besoin, à ce moment précis, c’était qu’on écoute sa peine.
Vous allez apprendre ce qu’est l’accueil émotionnel pour vous-même et pour les autres, celui-là même qui répare.
La formation va s’articuler autour de 4 modules :
A chaque fois, il y aura une partie théorique suivie d’exercices pratiques.
1 – Comment se construit l’enfant intérieur et le vôtre en particulier selon Moussa Nabati , Bessel van der Kolk, Janina Fisher, Gabor Maté entre autres et d’après les ouvrages « Comme un vide en Moi » et « Guérir son enfant intérieur », « Le corps n’oublie rien », …
2 – La dissociation ou les parties fragmentées de l’enfant intérieur et le Modèle de la dissociation structurelle d’après Janina Fisher
3 – La partie Enfant, la partie Adulte et Vous dans la relation qu’elle soit thérapeutique pour le thérapeute ou la relation sociale pour un individu : comment le thérapeute s’adresse à l’enfant intérieur et ses manifestations et comment je peux m’adresser à mon enfant intérieur moi-même et, ou reconnaitre celui de l’autre. 4 – La compassion pour soi-même : se battre pour et arrêter de lutter contre
A qui s’adresse cette formation ?
Cette formation s’adresse à toute personne consciente de son enfant intérieur, et aux professionnels qui travaillent dans la relation d’accompagnement comme les médecins, infirmières, psychologues, thérapeutes, sophrologues, coaches et toute personne consciente de son enfant intérieur.
L’objectif est de renforcer vos compétences contribuant à stabiliser les personnes et faciliter la déconstruction des problèmes rencontrés dans la vie quotidienne, tout comme ceux issus du trauma.
Il s’agit également de prendre soin de vous, de savoir ce qui dépend de vous et ce qui dépend du patient ou de l’autre dans la relation entre individus.
Cette formation, en comprenant mieux ce qui se passe pour vos patients et, ou nous-même avec nous-même va vous permettre d’être au mieux dans la posture d’accompagnant qui consiste à être présent à l’autre mais aussi à vous.
Plus vous allez comprendre ce qui se passe, plus votre positionnement sera juste et de qualité pour vous et le patient.
Pour un particulier, nous allons apprendre à nous comprendre nous-même pour mieux comprendre les autres et accepter que la seule personne qui peut nous réparer, c’est soi-même.
Pendant ces deux journées, nous allons approfondir les connaissances sur la guérison des patients inscrits dans un processus d’accompagnement.
Pour le psychologue par exemple, le travail va consister à amener son patient, en vivant libéré de l’héritage du trauma, à apporter de nouvelles réponses dans l’Ici et Maintenant. Il peut trouver alors les capacités à fonctionner en reprenant possession de sa vie.
Car nos patients, nos clients ont perdu leur enfance ou leur adolescence qu’il leur soit que l’héritage de ces traumas ne les privent pas aussi de leur vie d’adulte. C’est notre objectif, c’est leur objectif.
Nous mettrons à votre disposition des outils simples pour distinguer les différents réflexes de nos enfants intérieurs et mettre en place, à travers les différents rôles qui nous incombent, la prise en charge de ces différentes parties de l’enfant intérieur par la partie adulte de la personne.
Aucun prérequis demandé.
Toute personne aura un entretien en visio si elle le souhaite afin de l’accompagner et de la réguler après avoir digérer ces 2 jours.
Prochaines dates :
- Samedi 12 & Dimanche 13 septembre 2026
- Samedi 10 & Dimanche 11 octobre 2026
Présentiel & distanciel (Week-end au choix)
47 rue de Douai -75009 Paris
Métro : Blanche L2 – Place de Clichy L13 – Pigalle L12
De 9h30 à 18h00 samedi et dimanche – Accueil à partir de 9h
Places limitées
Prix : 360 € TTC – Possibilité de payer en 2 fois soit un versement d’arrhes de 120 euros par virement afin de réserver votre inscription.
Demande d'inscription
Suite à votre demande d’inscription, un mail de confirmation vous sera envoyé à retourner signé.
À noter : places limitées.